Depuis le lundi 14 septembre 2026, les établissements scolaires béninois ont officiellement rouvert leurs portes. Si la reprise des cours s’effectue normalement dans plusieurs collèges, certains établissements connaissent encore des difficultés à lancer pleinement les activités pédagogiques. Au collège d’enseignement général de Djeffa, dans l’arrondissement d’Ekpè, commune de Sèmè-Podji, la rentrée se fait encore progressivement.
À l’entrée du collège, l’effervescence des premiers jours de classe est bien perceptible, mais l’ambiance très calme des milieux scolaires peine à s’observer. Uniformes fraîchement portés, sacs au dos et groupes d’apprenants qui se forment dans la cour. Tout démontre que la rentrée a bel et bien commencé. Pourtant, derrière cette ambiance, la reprise effective des cours reste encore partielle. Dans la cour et aux abords du collège, certains apprenants continuent de déambuler, attendant de connaître leur salle et leur emploi du temps. Pour une bonne partie d’entre eux, les classes ne sont pas encore définitivement attribuées. Une situation qui s’explique notamment par le retard accusé dans les opérations d’inscription. Selon les explications, plusieurs parents n’ont pas encore finalisé les formalités administratives. Certains dossiers d’inscription ou de transfert demeurent incomplets, faute de pièces nécessaires à leur constitution. Résultat, alors que les cours ont officiellement repris, les inscriptions se poursuivent toujours dans l’établissement.
Des enseignants encore attendus
À cette difficulté administrative s’ajoute une autre contrainte, l’arrivée progressive des enseignants affectés ou déployés dans l’établissement. Autre facteur observé : l’ouverture de nouvelles salles de classe pour répondre aux besoins de la nouvelle année scolaire. Cette opération nécessite encore quelques ajustements dans l’organisation et la répartition des apprenants. Sur le terrain, la conséquence est immédiate. Les cours se déroulent encore au compte-gouttes au rythme de la régularisation des inscriptions, de l’arrivée des enseignants et de la disponibilité des salles. Une situation qui devrait progressivement se résorber au fur et à mesure que les différentes formalités seront achevées. Tous les apprenants ne sont toutefois pas concernés par ces tâtonnements. Dans certaines classes, notamment celles d’examen, les enseignements ont déjà repris. Les enseignants ont commencé à dispenser les premiers cours, avec l’espoir que les apprenants retardataires pourront progressivement rejoindre leurs camarades. Cette rentrée à plusieurs vitesses observée au collège de Djeffa rappelle ainsi que l’ouverture officielle des établissements ne signifie pas une reprise complète des activités pédagogiques partout.
Mohamed Yèkini