Un rapport de l’inspecteur général du Pentagone, publié lundi 14 septembre, révèle que la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran a fortement réduit certains stocks de munitions. Le document met également en évidence les difficultés de l’industrie américaine de défense à reconstituer rapidement ces réserves.
La puissance militaire américaine est confrontée à une nouvelle faiblesse. Selon le rapport, l’utilisation massive de missiles et autres munitions pendant l’opération « Epic Fury » a provoqué des « insuffisances stratégiques des stocks » et révélé des obstacles dans la capacité de l’industrie de défense à réapprovisionner l’armée.
L’opération, lancée le 28 février contre l’Iran, aurait coûté environ 33,4 milliards de dollars jusqu’au 29 juin. À elle seule, la consommation de munitions représente 22,3 milliards de dollars, tandis que les pertes d’équipements militaires sont estimées à 3,7 milliards de dollars.
Le rapport souligne surtout que la reconstitution des stocks ne pourra pas être immédiate. La production de certains composants essentiels, notamment les moteurs-fusées, les explosifs et les propulseurs, nécessite d’importants délais et se heurte à des capacités industrielles limitées.
Le Pentagone affirme travailler à accélérer les achats et à constituer des réserves de composants critiques. Mais pour Washington, cette situation soulève une question stratégique majeure : les États-Unis peuvent-ils soutenir durablement un conflit de haute intensité tout en conservant suffisamment de munitions pour faire face à une autre crise ?
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU