Deux femmes poursuivies dans une affaire de commercialisation présumée de riz avarié ont comparu devant la Chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), jeudi 27 août 2026.
Elles sont également poursuivies pour blanchiment de capitaux. Un magasinier, qui comparaît libre, est aussi concerné par le dossier. Tous les trois contestent les faits qui leur sont reprochés, selon Libre Express. En effet , à l’origine de cette procédure, une plainte d’une société béninoise spécialisée dans la vente de riz. L’entreprise avait commencé à s’interroger après plusieurs annulations de commandes enregistrées en décembre 2025. Des clients auraient indiqué avoir trouvé le même produit à un prix plus intéressant ailleurs.Les investigations engagées par la société en juillet 2026 auraient ensuite permis de découvrir une activité de vente menée par les deux femmes. Le prix pratiqué aurait notamment attiré l’attention : le sac vendu par la société plaignante coûtait 14 500 FCFA, tandis que celui proposé par les mises en cause était vendu à 10 000 FCFA.
Pour vérifier la situation, la société aurait effectué une commande portant sur 50 sacs. Après le paiement, ses représentants se sont rendus au lieu indiqué pour récupérer la marchandise, accompagnés de policiers. C’est à cette occasion que les deux femmes et le magasinier ont été interpellés.Le produit retrouvé ne correspondait pas à celui commercialisé par la société plaignante. Le riz aurait notamment été salé. Des analyses auraient par ailleurs conclu à son caractère avarié.
À la barre, les deux femmes ont nié les accusations. Le magasinier, poursuivi pour mise en vente présumée de produits contrefaits, a également plaidé non coupable.
La défense a par ailleurs demandé la liberté provisoire des prévenus. Les avocats ont notamment évoqué la grossesse de l’une des femmes détenues. Le ministère public ne s’est pas opposé à cette demande, au regard de « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Le parquet a toutefois souhaité que cette mise en liberté soit subordonnée au versement d’une caution d’un million de francs CFA.
La CRIET doit se prononcer sur cette demande. Le dossier a été renvoyé au 10 septembre 2026.
Alola BIAOU