Le Sénat américain a voté vendredi 7 août la prolongation de l’AGOA jusqu’en décembre 2028. Cet accord de libre-échange permet à 32 pays africains d’exporter vers les États-Unis sans droits de douane.
La décision offre une bouffée d’oxygène aux économies africaines, alors que l’avenir du dispositif était incertain. Avec 90 voix pour et 6 contre, le Sénat a donné son approbation à la prolongation de l’African Growth and Opportunity Act, l’AGOA. Le texte doit encore être examiné par la Chambre des représentants avant promulgation par Donald Trump.
Entré en vigueur en 2000, l’AGOA concerne surtout l’Afrique subsaharienne. Il bénéficie à des puissances comme l’Afrique du Sud pour l’automobile, le Nigeria et l’Angola pour le pétrole, mais aussi à Madagascar pour la vanille, au Kenya et au Lesotho pour le textile.
L’impact reste toutefois limité car seules 6% des exportations africaines partent vers les États-Unis, soit quelques dizaines de milliards de dollars. De plus, depuis 2025, d’autres taxes américaines continuent de peser sur les exportateurs africains.
Si la prolongation est confirmée, certaines exemptions supplémentaires pourraient être adoptées. Pour Washington, l’AGOA reste aussi un levier diplomatique vis-à-vis des pays adoptant une politique conciliante.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU