Les États-Unis vont rendre permanent leur programme de caution financière imposée à certains demandeurs de visas de tourisme et d’affaires (B-1/B-2). La mesure, annoncée par le Département d’État américain, concerne les ressortissants de 50 pays, dont une majorité de pays africains, parmi lesquels figure le Bénin.
L’objectif affiché par Washington est de réduire les cas de dépassement de la durée de séjour autorisée aux États-Unis. Les autorités américaines estiment que les cautions constituent un moyen de dissuasion contre les infractions aux règles d’immigration.
Le nouveau dispositif durcit les conditions du programme pilote lancé en 2025. Jusqu’à présent, les agents consulaires pouvaient exiger une caution de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars, selon le niveau de risque présenté par le demandeur. Avec la règle définitive, le seuil de 5 000 dollars est supprimé et le montant maximal est porté à 20 000 dollars. Les cautions exigées pourront donc atteindre 10 000, 15 000 ou jusqu’à 20 000 dollars. Cette somme sera remboursée aux voyageurs qui respecteront les conditions de leur visa et quitteront les États-Unis dans les délais prévus.
Outre le Bénin, plusieurs pays africains sont concernés, notamment l’Algérie, l’Angola, le Botswana, le Burundi, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Éthiopie, le Gabon, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Lesotho, le Malawi, la Mauritanie, Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, les Seychelles, la Tanzanie, le Togo, la Tunisie et l’Ouganda.
Si Washington défend cette politique comme un outil de lutte contre les dépassements de visa, plusieurs organisations de défense des droits des migrants estiment qu’elle risque de pénaliser les voyageurs de bonne foi, notamment les étudiants, les hommes d’affaires et les familles, en raison du coût élevé des cautions. La nouvelle réglementation doit entrer en vigueur le 3 août 2026.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU