Seize ans après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, le tribunal de première instance de Cotonou a rendu son verdict. Codjo Alofa a été reconnu coupable d’assassinat et condamné à 30 ans de réclusion criminelle, tandis que son coaccusé, Donatien Amoussou, a été acquitté. La Cour a également ordonné la restitution des restes de la victime à sa famille pour son inhumation.
Le tribunal de première instance de Cotonou a mis un terme, ce mardi, au procès de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo, cadre du ministère de l’Économie et des Finances dont la disparition en août 2010 avait profondément marqué l’opinion publique béninoise.
L’audience a été marquée par un rebondissement avant le prononcé du verdict. Alors que les réquisitions du ministère public avaient déjà été présentées, les avocats de la défense ont décidé de se retirer de la procédure. Ils ont justifié leur décision par l’absence de certaines pièces qu’ils jugeaient indispensables à l’exercice des droits de la défense. En conséquence, ils n’ont pas présenté leurs plaidoiries, laissant leurs clients sans conseil.
Après avoir pris acte de ce retrait, la Cour a suspendu l’audience pour délibérer avant de rendre sa décision. En effet, au terme des délibérations, Codjo Alofa a été reconnu coupable des faits d’assassinat de Pierre Urbain Dangnivo et condamné à 30 ans de réclusion criminelle. En revanche, son coaccusé, Donatien Amoussou, a été acquitté.La juridiction a également rejeté la demande d’expertise graphologique ainsi que la requête du ministère public visant à requalifier les infractions.
Incarcéré depuis août 2010, Codjo Alofa retourne en prison pour purger le reste de sa peine, tandis que Donatien Amoussou recouvre sa liberté à la faveur de son acquittement.
Les différentes parties disposent désormais d’un délai de 15 jours pour interjeter appel. À défaut de recours, le jugement du tribunal de première instance de Cotonou deviendra définitif.
Alola BIAOU