Le Bénin et le Burkina Faso relancent leur coopération militaire avec la reprise des patrouilles conjointes le long de leur frontière commune. Cette initiative vise à renforcer la sécurité des populations vivant dans les zones exposées aux menaces terroristes, tout en consolidant les relations entre les deux pays.
La coopération militaire entre le Bénin et le Burkina Faso est officiellement de retour. Des soldats burkinabè opèrent désormais aux côtés des Forces armées béninoises dans le cadre de patrouilles conjointes destinées à sécuriser leur frontière commune face aux défis sécuritaires.
En effet, ce dispositif n’est pas nouveau. Il avait été instauré sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, puis maintenu durant la transition dirigée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Les opérations avaient toutefois été suspendues après l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré. Les nouvelles patrouilles concernent notamment la zone de Koalou, appelée Kourou au Bénin. Ce secteur frontalier, traversé par la rivière Pendjari et situé sur l’axe routier reliant les deux pays, fait l’objet d’un différend territorial. Afin de préserver un climat d’apaisement, les deux États ont convenu de gérer ce litige de manière pacifique en retirant provisoirement les symboles de souveraineté de cette zone.
La reprise de cette coopération intervient quelques jours après la visite du président Romuald Wadagni au Burkina Faso. Au-delà du renforcement de la lutte contre l’insécurité, cette relance traduit la volonté des deux pays d’intensifier leur collaboration pour protéger les populations frontalières.
Tout en poursuivant cette dynamique de coopération régionale, le Bénin affirme rester vigilant quant à la préservation de sa souveraineté, de ses institutions et de sa stabilité face aux défis sécuritaires qui persistent dans la sous-région.
Gildas AHOGNI