Au Burkina Faso, les écoles et établissements privés ne sont désormais plus libres de fixer leurs frais de scolarité. Le président, Capitaine Ibrahim Traoré a adopté un décret instituant un mécanisme d’encadrement des frais de scolarité à tous les niveaux de l’enseignement privé.
La réforme concerne aussi bien le préscolaire, le primaire et le secondaire que l’enseignement supérieur, qu’il soit général, technique ou professionnel. Désormais, les promoteurs devront appliquer les tarifs fixés par les autorités compétentes, mettant ainsi fin à la fixation unilatérale des frais de scolarité.
Contrairement à une grille tarifaire unique, le dispositif prévoit une classification des établissements. Les frais seront déterminés selon plusieurs critères, notamment la qualité des infrastructures, les services proposés et la situation géographique. Les montants retenus couvriront l’ensemble des charges liées à la scolarité, notamment les frais d’inscription, de dossier, de laboratoire, de travaux dirigés (TD) et, le cas échéant, de soutenance.
Le gouvernement précise également que cette classification sera révisée chaque année. Les établissements seront réévalués afin d’actualiser les tarifs autorisés et de vérifier leur conformité aux dispositions en vigueur. Des sanctions sont prévues à l’encontre des promoteurs qui ne respecteraient pas cette réglementation.
À travers cette mesure, les autorités burkinabè entendent mieux encadrer le secteur de l’enseignement privé, mettre un terme aux hausses jugées abusives et alléger la charge financière qui pèse sur les parents d’élèves.
Alola BIAOU