Washington va passer d’une cinquantaine à une vingtaine d’ambassades et consulats capables de délivrer des visas sur le continent. La décision relayée par plusieurs médias entrera en vigueur dès ce mois de juin, compliquant l’accès pour de nombreux demandeurs.
Les États-Unis vont concentrer le traitement des demandes de visa en Afrique sur seulement 20 « hubs » au lieu d’environ 50 actuellement, selon un mémo interne et des responsables cités par l’Associated Press le 1er juin 2026.
Concrètement, les ressortissants des pays exclus des 20 sites retenus devront désormais se rendre dans un État tiers pour déposer leur dossier, entraînant coûts supplémentaires, délais accrus et complications logistiques. Les sections consulaires dans les pays non retenus resteront ouvertes, mais leurs services seront limités à des fonctions d’urgence, de passeport et de cas particuliers, sans traitement complet des demandes de visa.
Les hubs choisis dans la Zone CEDEAO comprennent Abidjan (Côte d’Ivoire), Accra (Ghana), Dakar (Sénégal) et Lagos (Nigeria). Les autres capitales africaines maintenues comme hubs comprennent Nairobi (Kenya), Johannesburg (Afrique du Sud), Kinshasa (RDC) et Yaoundé (Cameroun).
Pour les Béninois, cela signifie désormais devoir se rendre à Lomé, Accra ou Lagos pour déposer leur demande de visa. L’ambassade de Cotonou ne traitant plus les dossiers complets mais conservera uniquement des services consulaires d’urgence.
Les ONG, cabinets d’avocats en immigration et agents consulaires prévoient une hausse des demandes groupées vers ces centres et appellent à des garanties pour éviter les congestions et les refus purement administratifs. Du côté des autorités américaines, la mesure est présentée comme un moyen d’améliorer le contrôle et la sécurité du processus consulaire.
La mesure s’inscrit dans la ligne dure de la politique migratoire américaine visant à restreindre l’octroi de visas, tant temporaires qu’immigrants. Pour des milliers de candidats africains, la nouvelle carte consulaire américaine signifie désormais davantage de temps et d’argent pour espérer un visa.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU