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Installation des marchands de friperie à PK3: Les plaintes se durcissent

Inauguré le vendredi 23 janvier 2026, le nouveau marché de friperie de PK3 devait offrir un cadre moderne et organisé aux commerçantes de l’ancien marché de Missèbo, rasé dans le cadre des aménagements urbains. Mais dès les premières heures d’ouverture, le site est devenu le théâtre d’un profond mécontentement malgré la beauté de l'emplacement.

Installation des marchands de friperie à PK3: Les plaintes se durcissent
© Le Patriote

À peine inauguré, le nouveau marché de friperie de PK3 cristallise déjà la colère des commerçantes venues de Missèbo. Horaires jugés contraignants, baisse des recettes et manque de places obligent certaines vendeuses à étaler leurs habits à même le sol, dans des conditions précaires.

En effet, la première source de frustration est l'horaire. Le marché est ouvert de 9h à 17h, une marge horaire que de nombreuses vendeuses jugent inadaptée à leur activité. « Nos clientes viennent très tôt le matin ou en soirée. À 17h, on commence à peine à vendre », se plaint une commerçante de friperie, visiblement découragée.

À cette contrainte s’ajoute la distance. Contrairement à Missèbo, situé à proximité immédiate du grand marché Dantokpa et de quartiers très fréquentés, PK3 est jugé moins accessible. Le résultat direct est une affluence en forte baisse et des recettes quotidiennes en chute libre. « À Missèbo, on vendait grâce au passage. Ici, les clients ne viennent pas », regrette une vendeuse.

Mais la situation la plus alarmante concerne le manque de places à l’intérieur du marché. À peine lancé, le site affiche déjà ses limites. Plusieurs commerçantes, n’ayant pas obtenu d’emplacement officiel, sont contraintes d’étaler leurs habits à même le sol, sous le soleil et la poussière, pour espérer écouler leurs marchandises. Une image qui tranche avec l’ambition affichée de modernisation. « On est obligé de vendre par terre comme si on n’existait pas », dénonce une autre vendeuse, assise devant des tas de vêtements soigneusement pliés sur des bâches de fortune.

La nostalgie de Missèbo est palpable. Beaucoup de commerçantes disent leur tristesse de voir l’ancien marché détruit, rappelant qu’il offrait une meilleure visibilité et une clientèle plus fidèle. Il faut souligner qu'à PK3, la friperie a ouvert ses portes, mais la colère, elle, ne semble pas prête de se refermer.

S. G

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LR
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