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Atteinte à l'honneur sur les réseaux sociaux : « Crévito » ou « Djandjou » : des mots qui peuvent coûter cher

Les réseaux sociaux sont devenus des espaces où les qualificatifs et surnoms circulent à grande vitesse. Mais derrière certains termes apparemment anodins se cachent des risques juridiques bien réels. Traiter une personne de « crévito » ou de « djandjou » sur Internet peut désormais exposer son auteur à de lourdes sanctions financières.

Atteinte à l'honneur sur les réseaux sociaux  : « Crévito » ou « Djandjou » : des mots qui peuvent coûter cher
© Le Patriote

Les publications sur les réseaux sociaux sont de plus en plus scrutées. Dans un contexte marqué par la lutte contre la diffamation, les injures et les atteintes à l’honneur, l’utilisation de termes dévalorisants visant une personne peut être considérée comme une infraction selon les circonstances.

De ce fait, qualifier quelqu’un de « crévito » ou de « djandjou » dans une publication, un commentaire ou un message diffusé en ligne n’est pas sans conséquence. Les auteurs de tels propos risquent des poursuites pouvant déboucher sur une amende allant jusqu’à deux millions de francs CFA, notamment lorsque les termes employés portent atteinte à la réputation ou à la dignité de la personne visée. Cette réalité contribue à installer une plus grande méfiance sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes hésitent désormais à commenter certaines publications ou à répondre à des polémiques par crainte d’éventuelles poursuites judiciaires. D’autres préfèrent limiter leurs interventions publiques ou utiliser des formulations plus prudentes.

Si les réseaux sociaux demeurent des espaces d’expression et de débat, ils ne constituent pas pour autant des zones de non-droit. Les spécialistes du numérique rappellent que chaque utilisateur est responsable des contenus qu’il publie et que la liberté d’expression doit s’exercer dans le respect des droits d’autrui.

À l’ère du numérique, quelques mots écrits sous le coup de l’émotion peuvent ainsi avoir des conséquences bien plus coûteuses qu’on ne l’imagine.

 

Gildas AHOGNI

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