Aller au contenu
dimanche 11 octobre 2026|
Le Patriote

Quotidien béninois d’information générale
Indépendant · Vérifié · En continu

Le Patriote
FLASH INFO
Société

Affaire d'ossements humains au CNHU : "Morguiers" et complices écroués

Une étape décisive a été franchie dans l’affaire dite des ossements humains retrouvés derrière la morgue du CNHU de Cotonou. Le jeudi 22 janvier 2026, sept prévenus en détention préventive ont comparu devant la chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), lors d’une nouvelle audience marquée par les réquisitions du ministère public.

Affaire d'ossements humains au CNHU  : "Morguiers" et complices écroués
© Le Patriote

Huit ans de prison ferme ont été requis contre cinq personnes, dont des agents de la morgue du Centre national hospitalier universitaire (CNHU) de Cotonou, poursuivies devant la CRIET dans une affaire de trafic présumé de restes humains. Le verdict est attendu le 5 février 2026.

Dans ce dossier à forte charge émotionnelle, le parquet spécial a requis des peines de huit (08) ans de prison ferme assorties d’une amende de quatre (04) millions de francs CFA contre cinq prévenus, parmi lesquels figurent des thanatopracteurs de la morgue du CNHU, communément appelés « morguiers », ainsi que leurs présumés complices. Ils sont poursuivis pour abus de fonction et complicité d’abus de fonction.

En effet, selon le ministère public, les mis en cause se seraient rendus coupables de prélèvements illicites de restes humains sur des corps déposés à la morgue du CNHU. Le représentant du procureur spécial a souligné la gravité des faits, évoquant des échanges retrouvés dans les téléphones portables de certains prévenus. Ces conversations feraient état d’un trafic de cerveaux humains, de crânes, d’ongles, d’eaux de bains de morts et d’autres prélèvements sur des cadavres, des pratiques qualifiées d’« extrêmement graves » par l’accusation. Toutefois, le parquet spécial a requis la relaxe au bénéfice du doute pour deux autres prévenus poursuivis dans le même dossier, estimant que les éléments de preuve étaient insuffisants à leur encontre. De leur côté, les avocats de la défense, dont Me Omer Sylvain Tchiakpè, ont plaidé la relaxe de certains accusés, contestant leur implication directe dans les faits reprochés.

Pour rappel , cette affaire trouve son origine dans une découverte macabre survenue le vendredi 28 février 2025. Lors d’un sarclage derrière la morgue du CNHU, un agent d’entretien avait mis au jour des ossements humains dans une brousse. Alertées, les autorités hospitalières ont saisi la police républicaine. Cinq squelettes humains ont pu être reconstitués, sans que leurs têtes ne soient retrouvées. Le verdict de ce procès très suivi est attendu le jeudi 5 février 2026.

Gildas AHOGNI

Que pensez-vous de cet article ?

Copier le lien
LR
La Rédaction

Les articles de la rédaction du Patriote.

Tous ses articles →

Commentaires (0)

Sur le même sujet

Recommandé pour vous

Affaire d'ossements humains au CNHU : "Morguiers" et complices écrouésLecture audio · voix de synthèse