ONU : les sept candidats au poste de secrétaire général confrontés à des vétos
La course à la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations unies (ONU) s’enlise. Lors d’un sixième sondage informel organisé vendredi 16 octobre 2026, les sept candidats en lice ont tous reçu au moins un vote défavorable d’un membre permanent du Conseil de sécurité, compromettant leurs chances d’accéder au poste.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias internationaux, la Costaricienne Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), reste en tête avec neuf voix favorables, cinq défavorables et une abstention de position. Toutefois, deux de ses votes négatifs proviennent des cinq puissances disposant du droit de veto : les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni. Les candidats Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et Carolyn Rodrigues-Birkett, diplomate guyanaise, ont également essuyé deux votes défavorables de ces puissances.
Pour la première fois, les cinq membres permanents ont utilisé des bulletins de couleur distincte afin de différencier leurs votes de ceux des dix membres élus. Cette méthode permet d’identifier les candidatures susceptibles d’être bloquées.
Deux africains sont également en lice pour accéder à ce poste. Il s'agit de Macky Sall, ancien président de la République du Sénégal et Olara Otunnu, diplomate ougandais. Mais le candidat de l'Afrique de l'ouest a annoncé samedi, son retrait volontaire de la course. Il ne reste désormais que l'ancien président de l'Assemblée générale de l'ONU qui a rejoint la course fin juillet 2026.
Le prochain secrétaire général devra obtenir au moins neuf voix au Conseil de sécurité sans rencontrer de veto d’un membre permanent. Sa candidature sera ensuite soumise à l’Assemblée générale pour confirmation. Le mandat de Guterres prend fin le 31 décembre 2026.
La tradition diplomatique privilégie cette fois l’Amérique latine pour la direction de l’organisation. Mais les divisions entre grandes puissances rendent l’issue du processus incertaine.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU











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