Selon les dernières informations, la nouvelle épidémie d’Ebola en RDC, a franchi la barre des 3000 morts. Cette annonce intervient dans un contexte de crise sécuritaire et de manque de financement pour riposter de manière plus efficace contre l’épidémie.
L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) vient de franchir un seuil particulièrement alarmant. Selon le dernier bilan de l’Institut national de santé publique (INSP), 6 186 cas confirmés ont été recensés et 3 007 personnes sont décédées, soit un taux de létalité de 48,6 %. Quelque 1 409 patients ont, en revanche, été déclarés guéris.
L’épidémie évolue dans une région marquée par les conflits armés, les déplacements de populations, la faiblesse des infrastructures sanitaires et une importante mobilité liée notamment aux activités minières. Ces facteurs compliquent l’identification des personnes ayant été en contact avec les malades et favorisent la transmission. Environ 60 % des décès surviennent en dehors des centres de traitement, ce qui témoigne des difficultés d’accès aux soins et de détection précoce.
Au total, 60 zones de santé dans six provinces sont désormais touchées. L’Ituri demeure l’épicentre avec 28 zones affectées. Malgré la gravité de la situation, des signes d’accalmie apparaissent : le suivi des contacts atteint 88 % et le Sud-Kivu n’a enregistré aucun nouveau cas depuis 92 jours.
Africa CDC estime également que le taux de reproduction est désormais inférieur à 1 au niveau national, mais appelle à la prudence. L’OMS, de son côté, juge nécessaire de renforcer rapidement la riposte afin de briser les chaînes de transmission encore actives.
Déclarée officiellement le 15 mai 2026 dans la province de l’Ituri, cette 17ᵉ flambée est provoquée par la souche Bundibugyo, contre laquelle il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué spécifique. Les investigations indiquent que l’épidémie pourrait avoir commencé plusieurs mois auparavant, notamment dans la zone minière de Mongbwalu, avant de gagner d’autres territoires.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU