Le président ghanéen John Dramani Mahama a ordonné, le 2 septembre 2026, la dissolution immédiate des conseils d’administration de neuf grandes institutions publiques. Cette mesure selon plusieurs médias locaux, s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de réorganisation du secteur public.
La décision concerne des structures stratégiques : la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC) chargée du pétrole et du gaz, BOST pour le stockage pétrolier, Consolidated Bank Ghana (CBG), Ghana Post, Volta Aluminium Compagny (VALCO) dans l’exploitation de l’aluminium, Prestea Sankofa Gold Limited pour l’or, TDC Ghana Limited pour l’immobilier, le Road Maintenance Trust Fund et la National Sports Authority pour superviser la gestion des infrastructures sportives.
La présidence n’a pas donné de motif officiel. Elle précise toutefois que les conseils seront reconstitués ultérieurement et que les équipes de direction assureront la gestion courante. Les directions sont par ailleurs interdites de prendre des décisions majeures sans autorisation préalable.
Pour plusieurs, cette mesure s’inscrit dans la volonté du gouvernement Mahama d’imposer plus de discipline et d’efficacité. En mars, le ministère des Finances avait déjà menacé de réformer, fusionner, privatiser ou fermer les entreprises publiques déficitaires.
Toutefois cette décision du gouvernement ghanéen illustre un paradoxe. Selon la State Interests and Governance Authority (SIGA), les entreprises publiques ont dégagé un bénéfice net de 19,8 milliards de cédis en 2025, contre une perte de 2,25 milliards en 2024. Mais plusieurs entités restent structurellement fragiles.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU