L’Agence nigériane de lutte contre la drogue (NDLEA) a détruit lundi à Lagos près de 330 tonnes de drogues. Cette grande quantité représente une valeur marchande estimée à plus de 301 milliards de nairas, soit environ 222 millions de dollars.
La lutte contre le trafic de stupéfiants se poursuit au Nigeria. Au total, 329 865,585 kg de stupéfiants ont été détruits lors d’une opération organisée à Navy Town, dans le quartier d’Ojo, à Lagos. La destruction avait été autorisée par la Haute Cour fédérale de Lagos et concernait des produits issus de dossiers judiciaires définitivement clos ainsi que des saisies abandonnées.
Selon les données communiquées par l’Agence nigériane de lutte contre la drogue (NDLEA), 246 864,535 kg avaient été saisis par le commandement de Lagos entre avril 2025 et mai 2026. Les 83 001,05 kg restants provenaient notamment de l’aéroport international Murtala Muhammed et des ports de Tincan et d’Apapa.
Le stock comprenait notamment du cannabis, de la cocaïne, de l’héroïne, de la méthamphétamine, de l’éphédrine, du tramadol, des opioïdes, du sirop de codéine et du khat. Lagos constitue une plaque tournante pour les trafiquants en raison de ses infrastructures portuaires et aéroportuaires. La NDLEA y mène régulièrement des opérations contre les réseaux qui utilisent le Nigeria comme marché, pays de transit ou plateforme d’exportation.
Le général Mohamed Buba Marwa, Président de la NDLEA, a déclaré que cette destruction devait priver les réseaux criminels de ressources. Il a également établi un lien entre le trafic de drogue, la criminalité organisée, le terrorisme et l’extrémisme violent.
Cette opération intervient alors que les autorités nigérianes renforcent leur lutte contre les réseaux internationaux. En juillet, la NDLEA avait notamment annoncé le démantèlement d’une importante opération de production de méthamphétamine et l’arrestation de ressortissants mexicains soupçonnés d’être liés à un réseau international.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU