Le Liberia a accepté de recevoir jusqu’à 1 200 expulsés en provenance des États-Unis sur une période de 12 mois. Cette annonce faite mardi par le gouvernement libérien, intervient dans un contexte de durcissement des politiques migratoires par Washington.
Il s’agit de l’un des plus grands accords de ce type signés par l’administration Trump dans le cadre de sa politique de lutte contre l’immigration illégale. Le premier groupe de 20 personnes est attendu jeudi à Monrovia, selon le ministre de l’Information, Jerolinmek Piah. Les personnes concernées sont des ressortissants de pays africains et du continent américain, « médicalement aptes à voyager ».
Les expulsés seront accueillis « en tant qu’invités » et pourront demander l’asile au Liberia ou quitter le pays à tout moment, a précisé le ministre. Monrovia a indiqué ne pas exiger de compensation, mais recevra un « soutien américain » pour gérer le programme et renforcer son système migratoire.
Washington multiplie ce type d’accords avec plusieurs pays africains, dont la RDC, le Cameroun et le Ghana. Le royaume d’Eswatini fût l’un des premiers pays en Afrique a accepté ce type d’accord. Le programme vise à renvoyer des migrants que les États-Unis ne peuvent pas expulser vers leur pays d’origine en raison de risques pour leur sécurité ou liberté.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU