Un éboulement s’est produit mardi 18 août sur le site aurifère de Zamboï, près de Garoua-Boulaï, à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine. Ce drame humain a déjà enregistré 107 morts, alors que des recherches se poursuivent pour établir le bilan exact des dégâts.
Selon les informations rapportées par RFI, vers 14h, une masse de terre s’est détachée au sommet d’un cratère et a enseveli plusieurs centaines d’orpailleurs au travail. Selon le maire de Garoua-Boulaï, 107 corps ont déjà été extraits. Les opérations de recherche se poursuivent et le bilan pourrait s’alourdir.
Le site de Zamboï, exploité par des sociétés chinoises ainsi que des orpailleurs camerounais et centrafricains, est réputé pour son danger. Les syndicats dénoncent le non-respect des normes de sécurité. La saison des pluies fragilise davantage les sols et multiplie les risques d’éboulement. Des voix de la société civile centrafricaine pointent l’inaction des pouvoirs publics. Les accidents miniers sont récurrents dans l’Est du Cameroun.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU