Dans une déclaration rendue publique le mercredi 29 juillet 2026, des organisations démocratiques et de la société civil du Bénin notamment Noyau Benin et Afrique Occidentale Institut Simon Bolivar Pour la Paix et la Solidarité entre les Peuples, Musique pour Tous Benin, Association des Femmes Leaders (SISOPE Le Refuge), MPEPaD, Institut EWE MEDJI et ABESAP dénoncent les arrestations du Président Maduro Moros et de sa femme Cilia Flores. Ils ont déclaré que leur détention « aux Etats-Unis, est une violation de la souveraineté étatique » et ont exigé leur libération. Lire l’intégralité de leur déclaration
DECLARATION SUR L’ARRESTATION DU PRESIDENT MADURO ET DE MADAME CILIA FLORES SON EPOUSE
Le 03 janvier 2026, le Président Nicolas Maduro MOROS et sa femme Cilia Flores ont été enlevés à Caracas lors d’une opération militaire aéroportée d’envergure puis transférés vers New York où ils sont séquestrés. Un acte de prise en otage du Président et son épouse pour le pillage du pétrole vénézuélien notamment en effet, Le Financial Times révèle que les États-Unis ont généré plus de 13 milliards de dollars grâce à la vente de pétrole vénézuélien en 2026. Toutefois, un manque de transparence considérable entoure la destination de ces fonds, alors même que les accords commerciaux initiaux ont été liés à des donateurs importants de la campagne de Trump. Ceci illustre alors la doctrine du Libertador Simon Bolivar quand il disait que: « Les États-Unis semblent destinés par la Providence à accabler notre Amérique de misère. »
Une première comparution officielle a eu lieu le 05 janvier 2026. Le 22 juillet 2026, a eu lieu une troisième apparition du Président Nicolas Maduro MOROS au tribunal de Manhattan. Le début du procès au fond est officiellement programmé pour le 1er juin 2027.
De ces faits énoncés, il est constaté une violation flagrante des textes internationaux. D’abord, une violation de la souveraineté territoriale. L’article 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies interdit l’usage de la force ou la menace contre l’intégrité territoriale d’un Etat. L’article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politique (PIDCP) interdit la détention arbitraire et prône la liberté et la sécurité de la personne. L’article 14 du même pacte, prône le droit à un procès équitable par un tribunal indépendant et impartial. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) en son article 9 dispose que nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé. Ensuite, selon l’arrêt historique de la Cour d’appel des Etats-Unis, United states v. Toscanino (2d Cir.1974), lorsque la capture d’un présumé coupable à l’étranger implique une violation flagrante des droits humains, le tribunal doit refuser d’exercer sa compétence. Une incursion militaire aérotransportée unilatérale visant à capturer un dirigeant étranger est une conduite gouvernementale disproportionnée et choquante, qui viole le Due Process of law (la procédure régulière) inscrit dans la Constitution des Etats-Unis en son 5ème et 14ème amendement. En outre, la jurisprudence de la Cour Internationale de Justice (CIJ) sur l’affaire de la RDC c. Belgique du 14 février 2002, confirme qu’un chef d’Etat, en exercice dispose d’une immunité pénale absolue à l’étranger, peu importe la gravité des accusations. Ainsi, pénétrer de force le sol vénézuélien sans accord bilatéral d’extradition applicable à un chef d’Etat, est une violation du principe fondamental d’égalité souveraine des Etats membres de l’ONU.
Par ailleurs, le 13 mai 1999, le Comandante Hugo Chávez, a mis l’accent sur le respect des droits internationaux basés sur l’autodétermination des peuples, affirmait « Nous n’acceptons de pression de la part de quiconque et si pression il y a, c’est celle que nous nous imposons à nous-mêmes. Nous n’exerçons pas non plus de pression sur autrui, car nous respectons la souveraineté de tous les peuples et gouvernements du monde, nous demeurons fermement attachés au principe fondamental de l’autodétermination des peuples, une règle fondamentale des relations internationales»
En conclusion, la détention du Président Nicolas Maduro MOROS et de son épouse Cilia FLORES aux Etats-Unis, est une violation de la souveraineté étatique car, il s’agit d’une intervention militaire unilatérale sur un territoire étranger en contravention à la Charte des Nations-Unies. Comme le souligne la défense du Président Nicolas Maduro MOROS, représenté par Maître Barry Pollack, Monsieur Maduro MOROS bénéficie d’une immunité souveraine de chef d’Etat et sa séquestration est un acte transgressant les droits humains fondamentaux d’une extrême gravité.
Nous, organisations démocratiques et de la société civil du Bénin : Noyau Benin et Afrique Occidentale Institut Simon Bolivar Pour la Paix et la Solidarite entre les Peuples, Musique pour Tous Benin, Association des Femmes Leaders (SISOPE Le Refuge), MPEPaD, Institut EWE MEDJI, ABESAP, exigeons sa libération immédiate ainsi que celle son épouse, la Première Dame, la Première combattante Cilia Flores.
Cotonou le 29 juillet 2026
