Le Cap-Vert est passé tout près d’un exploit retentissant. Pour sa première apparition en phase à élimination directe d’une Coupe du monde, la sélection cap-verdienne a tenu tête à l’Argentine pendant 120 minutes, avant de s’incliner 3-2 après prolongation.
Pendant de longues minutes, l’Argentine a tremblé. Opposée à un Cap-Vert sans complexe en seizièmes de finale, l’Albiceleste a dû s’employer jusqu’en prolongation pour venir à bout d’une équipe africaine qui n’a jamais renoncé (3-2).
Comme souvent, Lionel Messi a montré la voie en ouvrant le score pour les champions du monde. Mais loin de se désunir, les Requins bleus ont répondu avec caractère. Grâce à Deroy Duarte, ils ont recollé au score en seconde période, récompensant leurs efforts et leur engagement.
Le duel a gagné en intensité au fil des minutes. En prolongation, les Argentins ont repris l’avantage, persuadés d’avoir fait le plus difficile. C’était sans compter sur l’abnégation des hommes de Pedro Brito. Sidny Lopes Cabral a relancé les siens en inscrivant le but de l’égalisation, plongeant le camp argentin dans le doute.
Alors que la séance de tirs au but semblait se profiler, un coup du sort est venu briser le rêve cap-verdien. Monteiro Sanches Borges a dévié le ballon dans ses propres filets, offrant à l’Argentine un succès aussi précieux que laborieux.
Une sortie qui force le respect
Éliminé, le Cap-Vert n’a pourtant rien perdu de son prestige. Pour sa première participation à un Mondial, la sélection insulaire a signé un parcours historique en atteignant les seizièmes de finale, avant de livrer une véritable bataille face au tenant du titre.
Par son courage, son organisation et sa capacité à rivaliser avec une référence mondiale du football, le Cap-Vert quitte les États-Unis avec les honneurs. Une campagne qui restera comme un tournant dans l’histoire du football cap-verdien et une nouvelle preuve de la montée en puissance des sélections africaines sur la scène internationale.
Alola BIAOU