Le gouvernement ghanéen a condamné avec fermeté le meurtre présumé d’un de ses ressortissants. Cet meurtre intervient après la reprise des manifestations anti-immigration en Afrique du Sud le 30 juin qui marque la fin de l’ultimatum donné aux migrants irréguliers pour quitter le pays.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères affirme avoir été informé de la mort de Bashiru Isak, un Ghanéen de 40 ans, tué par balle dans le quartier de Khayelitsha, au Cap, alors que des rassemblements visaient des étrangers vivant dans le pays.
Selon Accra, ce drame s’inscrit dans un contexte marqué par une recrudescence des actes xénophobes. Les manifestations ont repris après l’expiration de l’ultimatum fixé au 30 juin par des groupes hostiles à l’immigration, exigeant le départ des migrants en situation irrégulière. Bien que les organisateurs aient assuré vouloir mener des actions pacifiques, plusieurs incidents violents ont été signalés.
Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a dénoncé « avec la plus grande fermeté » cet acte de violence. Il appelle les autorités sud-africaines à ouvrir une enquête rapide afin d’identifier les auteurs et de les traduire en justice. Il a réaffirmé son engagement à protéger les citoyens ghanéens établis à l’étranger et indiqué que son haut-commissariat à Pretoria suivait l’affaire de près en collaboration avec les autorités locales.
Cette nouvelle vague de violences a déjà poussé plusieurs pays africains à rapatrier leurs ressortissants. Le Ghana a organisé le retour volontaire de 297 de ses citoyens, tandis qu’environ 800 Ghanéens se sont inscrits sur les listes de rapatriement. Le Nigeria, le Malawi, le Mozambique et le Zimbabwe ont également lancé des opérations d’évacuation ou de retour volontaire de leurs ressortissants. Selon les autorités sud-africaines, plus de 4 000 migrants étrangers ont déjà été rapatriés ou ont quitté le pays dans le cadre de ces opérations, alors que des milliers d’autres cherchent encore à regagner leur pays d’origine face à la montée des violences xénophobes.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU