La forte pluie qui s’est abattue depuis la nuit de ce lundi 29 juin à ce mardi 30 juin sur la commune d’Abomey-Calavi a une nouvelle fois révélé les profondes limites de l’axe Godomey–Akassato–Cotonou. Inondations, circulation paralysée, usagers contraints de rebrousser chemin : cette journée chaotique rappelle qu’au-delà des annonces, il devient impératif d’accélérer les travaux de réhabilitation de cette route stratégique pour des milliers de Béninois.
La pluie a duré quelques heures. Et là, ses conséquences se sont fait sentir toute la journée. Des dizaines de véhicules immobilisés, des motocyclistes bloqués dans les eaux, des passagers abandonnant leur trajet et d’autres préférant rentrer chez eux plutôt que de passer des heures dans un interminable embouteillage. Ce scénario, malheureusement, n’a plus rien d’exceptionnel sur le tronçon Godomey–Akassato–Cotonou.
En effet, chaque épisode pluvieux transforme cet axe vital en un véritable parcours du combattant. Les eaux stagnantes rendent la circulation difficile, voire impossible par endroits, tandis que les bouchons s’étendent sur plusieurs kilomètres. Pour les travailleurs, les étudiants, les commerçants et les usagers en général, ces perturbations entraînent des pertes de temps considérables et des répercussions économiques non négligeables.
Pourtant, l’espoir est permis. Fin mai, la SIRAT a officiellement annoncé le démarrage des travaux d’entretien de la route Échangeur Godomey–Akassato ainsi que l’aménagement des contre-allées d’Arconville à Akassato. Prévu pour une durée de dix-huit mois, ce chantier vise à améliorer les conditions de circulation, renforcer la sécurité des usagers et fluidifier le trafic sur cet axe majeur. Mais au regard de ce qu’ont vécu les populations aujourd’hui, une évidence s’impose : il y a urgence. Les travaux devront être conduits avec célérité et efficacité afin que les usagers puissent rapidement ressentir les premiers effets de cette réhabilitation. Car derrière les chiffres et les calendriers se trouvent des milliers de citoyens dont le quotidien est rythmé par cette route. La première grande pluie de la saison a servi de révélateur. L’amélioration de cet axe n’est donc plus un simple projet d’entretien ; elle est devenue une nécessité pour la mobilité, l’économie et la qualité de vie.
Les populations attendent désormais que les promesses se traduisent rapidement sur le terrain. Chaque jour de retard risque de reproduire les scènes de désolation observées aujourd’hui. Et personne ne souhaite revivre un tel calvaire.
ASG