Une vague d’indignation secoue l’État d’Osun, au sud-ouest du Nigéria, après des accusations visant de jeunes recrues de l’armée nigériane. Les faits présumés, survenus près de l’Université d’État d’Osun (UNIOSUN), ont déclenché des manifestations étudiantes et une enquête militaire.
Selon les témoignages recueillis, les recrues, fraîchement sorties du Depot Nigerian Army d’Osogbo, auraient envahi, dans la nuit du 29 au 30 juin, une vingtaine de résidences étudiantes situées dans le quartier de Shasha. Des étudiants affirment avoir été roués de coups, dépouillés de leurs téléphones et effets personnels, tandis que plusieurs étudiantes dénoncent des actes de harcèlement sexuel et des attouchements forcés. Certaines allégations évoquent également des violences sexuelles, qui n’ont toutefois pas été confirmées à ce stade par les autorités.
Face à ces accusations, des centaines d’étudiants ont bloqué une importante route d’Osogbo pour réclamer justice. Le vice-chancelier de l’UNIOSUN, le professeur Clement Adebooye, a condamné des actes « inhumains » et demandé que les responsables soient traduits en justice.
Le commandement du Depot Nigerian Army a annoncé l’ouverture d’une enquête interne. Il affirme avoir identifié certains suspects et assure que tout militaire reconnu coupable fera l’objet de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à son exclusion et à des poursuites conformément au droit militaire.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU
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