Les Français connaitront leur nouveau président de la République le 2 mai 2027. Les dates de l’élection présidentielle ont été fixées par Emmanuel Macron. Le premier tour de la présidentielle 2027 aura lieu le 18 avril, le second tour le 2 mai. En choisissant les dates les plus tardives autorisées par la Constitution, Emmanuel Macron assume un choix politique, entre fin de quinquennat, vacances scolaires et symbole du 1er-Mai.
Le président de la République a tranché pour l’option la plus tardive permise par la Constitution. En effet, le scrutin doit se tenir de 20 à 35 jours avant la fin du quinquennat actuel, Emmanuel Macron ayant commencé sa seconde présidence le 14 mai 2022.
Macron avait aussi la possibilité de fixer les dates de l’élection présidentielle les 11 et 25 avril. Mais à travers ce choix, le chef de l’État applique une décision politique. Le candidat Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle Bruno Retailleau s’est dit « en colère » mercredi au sujet du choix des dates du scrutin. « Je m’inscris totalement contre ce choix-là », a-t-il déclaré :
Le Parti socialiste (PS), de son côté, ne s’oppose pas frontalement au calendrier de l’élection présidentielle fixé aux 18 avril et 2 mai 2027. Le Premier secrétaire Olivier Faure reste concentré sur la préparation de l’échéance sans polémiquer sur les dates. Le PS est actuellement accaparé par ses propres débats internes sur la méthode de désignation de son candidat.
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a, par ailleurs, assuré que les règles de silence politique « seront les mêmes que d’habitude ». « Je veux bien qu’on polémique sur beaucoup de choses, je vous propose qu’on ne polémique pas sur les dates des élections présidentielles », a-t-elle dit lors du compte-rendu du Conseil des ministres ce mercredi 1er juillet 2026. « Faisons confiance à nos forces de l’ordre, faisons confiance, je l’espère, en la responsabilité aussi des forces politiques qui appliqueront cette règle qui me semble évidente et importante du silence républicain qui précède les jours électoraux. Et ensuite, encore une fois, faisons confiance à l’intelligence des Français », a-t-elle conclu.