L’ONG Ian Human Rights estime qu’au moins 3 428 manifestants ont été tués depuis le début des protestations, et que plus de 10 000 personnes ont été arrêtées p toar les forces de sécurité iraniennes. Ces chiffres, difficiles à vérifier de manière indépendante en raison du blackout d’Internet en vigueur, témoignent de l’intensité de la répression et des arrestations massives dans tout le pays. Les manifestations ont été dispersées à coups de balles réelles, de gaz lacrymogènes et de raids nocturnes, selon des sources locales et des observateurs internationaux.
Selon des « sources très importantes », le président Trump a annoncé que les « tueries ont pris fin » en Iran et qu’il n’y aurait plus d’exécutions prévues de manifestants. Il a toutefois signalé que les États-Unis « allaient observer la situation » et ne fermait pas totalement la porte à des options militaires si les violences reprenaien
Les réactions mondiales se multiplient. Plusieurs pays européens, dont l’Espagne, ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Iran, et l’Union européenne envisage des sanctions plus dures contre les responsables de la répression. Les pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, ont encouragé Trump à renoncer à une attaque militaire, redoutant des répercussions régionales. Au Conseil de sécurité des Nations unies, une séance d’urgence a été convoquée à la demande des États-Unis pour discuter de la crise et de ses conséquences humanitaires et politiques.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU