Dans une vidéo publiée sur TikTok, une jeune Béninoise du nom de Salât sur Tiktok, affirme vivre un calvaire chez ses employeurs au Koweït. Entre gifle, menaces et interdiction de rentrer au pays, son appel bouleversant relance la question de la protection des travailleurs béninois à l’étranger.
La voix tremblante, le visage partiellement enflé, Salât, une jeune Béninoise en emploi domestique au Koweït, a lancé un cri de détresse qui secoue les réseaux sociaux. Dans une vidéo publiée depuis la salle de bain où elle s’est réfugiée, elle affirme que sa vie est en danger.
Selon son récit, l’incident serait parti d’un simple malentendu avec l’un des enfants de ses employeurs. « Je lui ai donné mon téléphone pour regarder un dessin animé. Quand j’ai repris le téléphone du fait qu’il ne mangeait pas, il s’est mis à pleurer. Le mari de ma patronne est sorti et m’a giflée très fort, sans rien demander », explique-t-elle, l’œil visiblement enflé.
Terrorisée, elle dit avoir tenté de quitter la maison, mais son employeuse aurait bloqué toute possibilité de départ : « J’ai ramassé mes affaires, mais elle a refusé que je parte avant la fin de mon contrat de deux ans. Je ne connais personne ici. Je veux juste rentrer chez moi ».
Son témoignage relance un débat urgent. Celui du traitement réservé aux travailleuses migrantes dans certains pays du Golfe. Beaucoup vivent encore sous un système où l’employeur détient un pouvoir abusif, transformant le travail domestique en une forme de dépendance totale. Il est essentiel de rappeler que les travailleurs béninois à l’étranger ne sont pas des esclaves, mais des employés qui ont droit au respect, à la dignité et à la protection.
Face à la détresse de Salât, il est impératif que les autorités béninoises, à travers les services diplomatiques et les mécanismes de protection des migrants, se mobilisent rapidement. Une vie pourrait dépendre de leur intervention immédiate.
Gildas AHOGNI