Ce mercredi 5 novembre 2025, un incident peu commun a secoué l’amphithéâtre de la troisième année en Socio-anthropologie à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Un professeur a quitté son cours après avoir entendu le fameux mot « Atassa » dans la salle. Une scène à la fois cocasse et révélatrice de la tension parfois palpable entre enseignants et apprenants.
Ambiance électrique ce mercredi à l’Université d’Abomey-Calavi. En pleine séance de cours, un professeur de Socio-anthropologie a quitté l’amphithéâtre, excédé par les cris et réactions inattendues de ses étudiants.
En effet, alors qu’il dispensait son cours, le professeur aurait été interrompu par des cris d’étudiants scandant « ATASSA », une exclamation devenue populaire sur les campus et sur les réseaux sociaux. Surpris par cette manifestation collective, l’enseignant, visiblement irrité, aurait exigé que les auteurs des cris soient immédiatement exclus de la salle. Mais face au refus des étudiants, un bras de fer silencieux s’est engagé. Ne voulant pas poursuivre dans ce climat, le professeur a rassemblé calmement ses affaires avant de quitter l’amphi sous le regard médusé de ses étudiants.
Selon certains témoins, la tension aurait commencé quelques instants plus tôt, lorsque l’ensemble de la classe avait répondu un « non » sonore à l’une des questions posées par l’enseignant, une réaction jugée « moqueuse » par ce dernier. En réaction à l’incident, la direction du département aurait convoqué tous les étudiants de la promotion pour une séance disciplinaire prévue ce jeudi 6 novembre. Une réunion qui s’annonce animée, entre tentatives d’apaisement et rappel à l’ordre.
Entre humour collectif et irrespect académique, la frontière semble parfois bien mince à l’UAC.
Gildas AHOGNI