Pour la première fois en vingt ans, le passeport des États-Unis sort du top 10 des plus puissants au monde, chutant à la 12ᵉ place selon le Henley Passport Index. Une chute qui s’explique par la vaste opération migratoire mise en place par le régime Trump.
Le passeport des États-Unis n’offre plus qu’un accès sans visa à 180 pays, contre 193 pour Singapour, premier du classement. L’indice Henley, fondé sur les données de l’IATA, montre une érosion continue : 7ᵉ en 2023, 10ᵉ en juillet, puis 12ᵉ en octobre 2025. Selon Christian H. Kaelin, président de Henley & Partners, « ce recul traduit un changement structurel dans la mobilité mondiale et le soft power ». Les politiques migratoires restrictives et la réciprocité limitée (46 pays exemptés de visa pour les États-Unis) ont pesé lourd.
Les trois premiers pays au niveau mondial sont respectivement le Singapour (193 pays sans visa), la Corée du Sud (190 pays sans visa) et ‘e Japon (189 pays sans visa. L’Asie occupe donc une place importante dans ce classement.
En Afrique, les Seychelles (26ᵉ, 155 destinations) conservent la première place africaine. Le Nigeria, lui, reste parmi les derniers (96ᵉ rang), à égalité avec l’Éthiopie, offrant un accès sans visa à seulement 44 pays. Les passeports les plus faibles au monde restent ceux du Pakistan, du Yémen, de l’Irak et de la Syrie.
Ezéchiel Dagbégnon PADONOU