Après ses critiques acerbes contre la nouvelle constitution, la soldatesque et la machine de répression de Patrice Talon sont lancées aux trousses de l’opposant Jonas Tossou. Selon des sources concordantes, l’opposant a été condamné par la Cour de Répression des Informations Economiques et du Terrorisme(CRIET) pour « incitation à la rébellion ».
Après ces déclarations du samedi dernier, l’opposant Jonas Tossou, est visé par des poursuites judiciaires. Selon des sources proches de la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme( CRIET), Jonas Tossou a été activement recherché par la Police Judiciaire dans la journée du mardi 18 novembre. Les policiers enquêteurs ont fait un tour dans sa maison désertée des heures plus tôt par sa famille qui a eu vent de leurs arrivées. Au bout d’une enquête hâtive comme ils en ont l’habitude, les enquêteurs ont porté des charges à l’encontre de l’homme politique en son absence du territoire.
La CRIET a condamné Jonas Missigbè Tossou à cinq ans de réclusion criminelle par contumace pour « incitation à la rébellion ». Selon les indiscrétions, le juge en charge du dossier aurait fait le lien entre le dossier de Jonas Tossou et celui de Sabi Sira Korogone, ancien président du parti Mouvement Pour La Libération(MPL) et aujourd’hui « résistant » au pouvoir dictatorial de Patrice Talon. Depuis plusieurs mois, ce dernier aurait, à travers des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, menacé le mettre fin au pouvoir de Patrice Talon. Selon les dernières informations, la famille de Jonas Tossou a trouvé refuge au Togo où elle est en exil.