Depuis quelques jours, la route Sèmè – Djèrègbé – Porto-Novo nouvellement construite par le régime de Patrice TALON bénéficie de l’électrification avec l’implantation des lampadaires solaires tout le long de l’axe. Bien que cette nouvelle soit très bien accueillie par les populations riveraines, elles restent cependant sur leur faim avec l’obscurité qui continue toujours de régner en maître sur le tronçon Djèrègbé-Dja-Owodé.
Depuis l’installation des lampadaires solaires sur la route Sèmè – Djèrègbé – Porto-Novo, les regards sont désormais tournés vers le tronçon Djèrègbé – Dja –Owodé qui végète depuis 2014, son année de réalisation, dans une obscurité qui ne dit pas son nom. Dès lors, les populations demandent l’extension du projet de l’éclairage solaire sur cet axe très fréquenté qui contribue beaucoup dans les échanges commerciaux entre le Bénin et le grand voisin de l’Est, le Nigéria. Sur le plan de l’économie et de la mobilité, cette route dessert de nombreuses localités et crée un lien entre Porto-Novo et la frontière avec le Nigeria. Éclairer ce tronçon faciliterait les déplacements de nuit, le transport, et pourrait dynamiser le commerce local. Cela permettra aussi d’améliorer la sécurité, la visibilité nocturne et de renforcer la mobilité dans cette zone très fréquentée.
En effet grâce au programme « Lumière du Bénin » et d’autres initiatives publiques, plusieurs routes urbaines ou périurbaines des 77 communes béninoises ont bénéficié des lampadaires solaires. Le tronçon Djèrègbé – Dja – Owodé, quant à lui, bien qu’aménagé (bitumage, normes de chaussée) depuis quelques années, reste en grande partie sans éclairage public solaire. Pour beaucoup, cette route a été oubliée parce qu’elle a été construite par Boni Yayi en 2014. À la tombée de la nuit, certains segments sont plongés dans l’obscurité, ce qui accroît le risque d’accidents, de vols ou d’agressions. Pour beaucoup, l’éclairage est non seulement une question de confort, mais de survie. S’il est vrai que l’extension des infrastructures d’éclairage solaire implique des coûts de matériel, d’installation, et de maintenance, il n’en demeure pas moins que l’éclairage participe au développement et à la viabilité des localités. Il serait donc de bon ton que le tronçon Djèrègbé-Dja-Owodé soit inclu dans les prochains appels d’offres ou projets du gouvernement. Cela constituera une avancée importante pour la sécurité et le développement local.
Mohamed Yèkini