Aller au contenu
samedi 10 octobre 2026|
Le Patriote

Quotidien béninois d’information générale
Indépendant · Vérifié · En continu

Le Patriote
FLASH INFO
Culture

Après sa résidence de création à Abomey-Calavi : Paterne Dokou fait la restitution au public samedi prochain

Artiste plasticien autodidacte, M. Paterne Dokou s’active à organiser les travaux d’une résidence de création depuis  le 1er juin dernier, dans les locaux de son  atelier, situé à Tokan dans la commune d’Abomey-Calavi. Cette résidence, qui prend fin ce jour, connaitra une restitution le samedi 02 Août prochain, à travers une cérémonie de vernissage, dans les locaux de la galerie ZATO, à Cotonou.

Après sa résidence de création à Abomey-Calavi : Paterne Dokou fait la restitution au public samedi prochain
© Le Patriote

Selon, M. Paterne Dokou,  cette résidence de création est née dans l'optique de développer encore plus la démarche du ‘’ Cut and Paste’’ pour explorer ses multiples possibilités  partant de ses expériences et recherche.  Il s’agit d’initier cinq jeunes artistes à la technique du Cut and Paste,  d’éveiller leur sensibilité artistique à travers un accompagnement pratique, de  participer aux créations des œuvres de l'artiste  et enfin  d’organiser une exposition en galerie afin de valoriser les créations produites durant la résidence. Cette dernière a connu trois (03) phases principales. La  phase de recherche où l’exploration,  la documentation et la confirmation ont été faites.  La phase de création mettant en valeur  des œuvres en atelier avec les jeunes artistes en initiation. La phase d’exposition qui prendra corps le  samedi  prochain par la cérémonie du  vernissage.

Abîme des empruntes, le titre de l’exposition

A travers cette aventure, M. Paterne Dokou explore une thématique d’identité culturelle basée sur les scarifications.  A  en croire  cet artiste, les scarifications sont des marques identitaires que l’on retrouve sur le corps de certains individus en Afrique et qui caractérisent des ethnies bien distinctes. Elles diffèrent d’un peuple à l’autre par leur aspect, leur forme, l’endroit où elles sont appliquées (visage, bras, dos, ventre, torse etc.) ; mais surtout elles sont inspirées d’histoires, de légendes, de faits ou d’anecdotes spécifiques. Elles ont plusieurs fonctions, dont principalement trois : marquer l’appartenance à un peuple, symboliser la croyance en une divinité donnée et protéger. Mais force est de constater que de nos jours, cette pratique ancestrale disparaît dans nos sociétés africaines sous le poids de la mondialisation, ce que confirment mes enquêtes de socio-anthropologue et les travaux de nombreux chercheurs. « Je porte moi-même des scarifications au visage. Mais dans ma famille, j’ai remarqué que beaucoup de membres ont préféré ne pas pérenniser la tradition en refusant de se faire scarifier et ou de faire scarifier leur progéniture pour diverses raisons » a-t-il raconté

 

DEDEGNONHOU Rodéric

Que pensez-vous de cet article ?

Copier le lien
LR
La Rédaction

Les articles de la rédaction du Patriote.

Tous ses articles →

Commentaires (0)

Sur le même sujet

Recommandé pour vous

Après sa résidence de création à Abomey-Calavi : Paterne Dokou fait la restitution au public samedi prochainLecture audio · voix de synthèse