La visite de Léon XIV en France se déroule sous le signe d’un « voyage apostolique », plutôt que celui d’une visite d’État. Un choix qui se traduit par un programme largement dépourvu de cérémonies républicaines, notamment la traditionnelle cérémonie d’hommage aux anciens combattants.
Dès son arrivée, le souverain pontife a également marqué cette distinction. Il a décliné le déjeuner offert par le couple présidentiel Emmanuel Macron et a préféré prendre son repas à la Nonciature apostolique. Après son premier entretien avec le président français, aucune autre rencontre officielle entre les deux hommes n’est prévue durant le séjour.
Emmanuel Macron ne participera pas non plus aux messes célébrées par le pape. Cette absence est présentée comme une conséquence du principe de laïcité de l’État français, qui encadre les relations entre les institutions publiques et les cultes.
Du côté du Vatican, cette organisation traduit également la volonté de préserver le caractère pastoral et religieux du déplacement, sans que la visite ne soit perçue comme une séquence politique française.
Léon XIV doit par ailleurs rencontrer plusieurs responsables religieux dans le cadre d’un dialogue interreligieux. Face à l’affluence attendue, un important dispositif sécuritaire a été déployé. Quelque 15 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour assurer la sécurité du souverain pontife et des fidèles.
Mohamed Yèkini