Los de la pose de la première pierre de la construction de l’industrie Agro-Alimentaire à Casamance, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko a, dans son discours le samedi 19 septembre 2026 à Bambali, lancé une boutade à l’international Sadio Mané.
« Je n’ai pas de relation politique avec Sadio. Sadio Mané ne fait pas de la politique. En tout cas, pas à ma connaissance », a-t-il lancé, avant d’ajouter, mi-sérieux mi-taquin : « Rien ne l’interdit. Peut-être qu’il sera candidat en 2029, George Weah a bien été président du Libéria.» Sonko a conclu sur une formule appelée à marquer les esprits : « Si l’aventure vous tente, Sadio, sachez que vous aurez en face de vous Ousmane Sonko. En ce moment, le football, c’est toi. Mais la politique, c’est moi. »
Pour rappel, l’invitation de Sonko avait pourtant fait polémique dans les jours précédant l’événement. Des voix issues du parti Kiiraay de la majorité présidentielle et certains chroniqueurs avaient dénoncé ce qu’ils considéraient comme une situation anormale et frustrante. C’est dans ce climat que le chef du gouvernement a tenu à clarifier la nature de ses liens avec l’ancien international sénégalais. Face à ces polémiques, le président du parlement sénégalais a répondu ce samedi 19 septembre aux critiques suscitées par sa présence à Bambali, où il assistait à la pose de la première pierre du parc agro-industriel SM10 Agro porté par Sadio Mané. Le président de l’Assemblée nationale, invité d’honneur de la cérémonie, était arrivé à Bambali après avoir traversé la frontière gambienne et fait étape à Madina Wandifa, où il a été accueilli par une importante foule.
Le parc agro-industriel en question
Au-delà de la joute verbale, la cérémonie marquait une étape concrète pour le projet porté par la star du football sénégalais. La première pierre du parc agro-industriel de Bambali a été posée à Kountoubou, une usine appelée à traiter 8 500 tonnes de mangues par an. L’investissement annoncé s’élève à 11,7 milliards de francs CFA sur une superficie de 500 hectares, avec des unités de transformation de la mangue, un centre de formation et un pôle de recherche-développement. Le projet ambitionne de créer plus de 1000 emplois directs et de structurer une chaîne de valeur autour des productions de la Casamance.